Assahraoui's Blog

2009: une année de violation de droits de l’homme à Tindouf

Publié par   : assahraoui le  : mars 24, 2010

2009 : Une Année de violation de droits de l’homme à Tindouf

Des témoignages sur les violations des droits de
l’homme
par le Front du Polisario

Taoufiq Gazoulit

Pendant que le Maroc propose l’autonomie, dans le but de trouver une
solution juste et durable pour le Sahara occidental, appuyée par la
communauté internationale le Polisario ne cesse pas de manipuler le
droit international des droits de l’homme. Depuis plus de 30 ans le
Polisario exploite les habitants des camps pour s’enrichir sur leur
dos ; ces derniers subissent toutes sortes de souffrances et des
divisions familiales.

En réalité, l’aide internationale n’a pas diminué, contrairement à ce
qu’affirme les dirigeants du Polisario mais ce sont ces derniers qui
ont transformé les camps de Tindouf en un centre de commerce où
ils
commercialisent toutes sortes de marchandises reçues gratuitement des
organisations humanitaires internationales, lesquelles devraient
être
destinées aux refugiés des camps de Tindouf. Comment se fait-il que
le Polisario crie à la famine, alors que les différentes denrées
alimentaires issues des instances humanitaires sont vendues aux
populations mêmes de Tindouf, au lieu d’être distribuées gratuitement
aux populations Sahraouies retenues dans les camps de Tindouf ? Ces
différentes marchandises, ainsi que toutes sortes de fournitures
scolaires, issues de différentes instances humanitaires
internationales, sont écoulées sur les marchés de Zoueirat en
Mauritanie, à Tindouf même ainsi que dans d’autres régions. Quant à
l’aide Algérienne, dont l’essence, le gasoil, les pièces de rechange
et différentes fournitures scolaires, elle est vendue quotidiennement
à Tindouf, à Bachar et à Zoueirat et même dans d’autres pays
d’Afrique.
Ces aides, détournées par les dirigeants du Polisario, sont
commercialisées au prix du marché dans les différents points de
vente, tout au long de la frontière de la Mauritanie, vendues
presque
quotidiennement au vu et au su de tout le monde, à Zouerate, Birr Oum
Grain, Choum, au sud de l’Algérie, à Tindouf et au Mali.

Le Maroc a régulièrement dénoncé devant les instances exécutives du
HCR et du PAM, le détournement de l’aide humanitaire. Il a demandé à
maintes reprises au HCR de s’assurer de l’arrivée de l’aide à ses
véritables destinataires, de contrôler, de superviser et de
distributier d’une manière adequate.Ces préoccupations ont été
confirmées par les témoignages de plusieurs responsables du «
Polisario », ayant regagné le Maroc. Ces témoignages des ex –
dirigeants du Polisario ont été confirmé par plusieurs ONG
internationales, à savoir « US Committee for Refugees and Immigrants
(USCRI) », la Fondation France-Libertés et l’European Strategic
intelligence And Security Center (Esisc). Ces dernières ont attiré, à
plusieurs reprises, l’attention de la Communauté internationale sur
ce
phénomène de détournement et sur son impact sur la situation
humanitaire des populations retenues dans les camps de Tindouf.

A cet égard Naba Deddah El Meki, membre du Groupe de Gjijimat et
ex-
responsable de la distribution des aides humanitaires dans les camps
de Tindouf, explique à Aujourd’hui le Maroc ( 4/4/2008) comment le
Polisario, détournait les aides humanitaires destinées
principalement
aux séquestrés. Elle a dit « J’ai vécu dans les camps de Tindouf de
1979 à début 2008. Durant toute cette période, j’ai exercé
différentes
fonctions : responsable du Bureau de la jeunesse, enseignante et
caporal. La situation est tout simplement catastrophique, la
direction
du Polisario profite du conflit alors que la majorité des séquestrés
vit dans la nécessité et le besoin absolus. Pire, ces derniers sont
devenus un instrument pour solliciter la charité des ONG
internationales. » La direction du Polisario a construit des
fortunes colossales en utilisant les séquestrés. Elle recourait à une
description effrayante de la situation dans les camps, pour obtenir
des aides, et qui sont par la suite détournées de leurs objectifs
initiaux. Cette direction procède à la distribution d’une petite
partie de ces aides, alors que le reste est acheminé vers la
Mauritanie, l’Algérie, et le Mali, pour être revendu sur le marché
noir. Le temps est venu pour éclairer l’opinion publique
internationale sur la destination réelle des aides humanitaires qui
ne
font qu’enrichir davantage les riches du Polisario au détriment des
séquestrés. Les membres les plus influents du front ont aujourd’hui
des comptes qui se chiffrent en millions de dollars dans les banques
européennes, ainsi que des résidences luxueuses en Algérie, Espagne
et
Mauritanie.
Quant au détournement des aides, Naba Deddah El Meki a confirme « :
Les exemples sont multiples. Une fois arrivés sur place, les
représentants des ONGs internationales demandent à rencontrer ceux à
qui les aides devront être destinés. Les responsables du Polisario
les
mettent en contact avec des jeunes filles, encore mineures, mais qui
se font passer pour des mères de familles, qui se composent de six
membres ou plus. Ces filles sont choisies parmi celles qui sont
proches des membres de la direction du front. Parfois, des personnes
exercent sur elles des pressions pour garantir leur silence. »elle a
ajouté « Les Algériens sont également associés à ces opérations
d’escroquerie, et je peux vous assurer qu’annuellement 200 à 300
caravanes transportant des aides (jeux d’enfants, couches, parfums)
offertes par des ONG espagnoles, une fois arrivées en Algérie, sont
reconduites vers des entrepôts de certains des hommes puissants des
renseignements algériens, en parfaite intelligence avec la direction
du Polisario. » .

Ahmadou. Ould Souilem, membre fondateur du Polisario et ministre-
conseiller à la présidence de la pseudo-RASD, jusqu’à son retour au
Maroc, a affirmé à Rabat dés son retour au Maroc au mois d’aout
2009 .Les conditions “catastrophiques”, allant jusqu’à des
situations de famine, dans lesquelles vivent les populations
sahraouies séquestrées dans les camps de Tindouf sur le sol algérien,
appelant les sahraouis à briser le mur du silence et batailler pour
regagner la mère patrie pour contribuer à l’édification du Maroc de
demain, un Maroc démocratique, moderne et prospère. Pour . Ould
Souilem, le Polisario est une “marionnette” entre les mains de
l’Algérie qui décide seule du sort de ce mouvement et donc de la
question du Sahara, il a ajouté que la seule partie radicale dans ce
conflit est l’Algérie qui impose un blocage total de toute solution
définitive, préconisée par la communauté internationale.
Ahmadou Ould Souilem, un membre influent du Polisario, qui compte
parmi les fondateurs du mouvement séparatiste, a dénoncé juste après
son retour au Maroc dans une déclaration à la MAP, la tendance de
l’Algérie et des séparatistes à gonfler délibérément le nombre des
populations séquestrées dans les camps de Tindouf, rappelant que le
Polisario avance le chiffre de 160.000, alors que leur nombre exact
ne
dépasse pas 50.000.

Ould Souilem a vivement dénoncé l’attitude de l’Algérie qui
participe
directement à la confusion sur le nombre réel des séquestrés,
s’interrogeant sur les motivations réelles de ce pays qui refuse de
divulguer le chiffre réel et interdit aux organisations
internationales d’avoir des contacts directs avec ces populations.”Si
le Haut commissariat des Nations
unies pour les réfugiés accorde des aides pour 160.000 personnes on
est en droit de s’interroger sur la destination de l’excédent pour
les
50.000 restants”, s’est-il demandé, appelant cette institution à
faire
la lumière sur cette question pour que les organisations humanitaires
puissent apprécier de manière pertinente la situation tragique des
populations séquestrées à Tindouf. M. Ould Souilem a également appelé
le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés et les
autres
organisations humanitaires à faire pression sur l’Algérie et le “
Polisario ” pour permettre le recensement des populations des camps
de
Tindouf, ” qui vivent à la merci des aides européennes, alors qu’ils
pourraient très bien s’en passer». Cette situation inhumaine s’étend
à
tous les aspects de la vie dans les camps, à savoir l’enseignement,
la
santé et l’habitat, a-t-il ajouté

Le Polisario vise, en conséquence, à travers sa fausse alerte et la
menace de « famine imminente » à continuer à s’enrichir
éternellement
au détriment des refugiés Sahraouis des camps de Tindouf. Le refus du
recensement par le Polisario et l’Algérie n’est qu’une manœuvre
pour masquer la vérité qui prévaut dans les camps de Tindouf et pour
continuer à bénéficier d’une aide indue.

L’abus et la violation des droits de l’homme ne se limite pas a ce
niveau, car au mois de mai 2009 Deux journalistes australiens,
Violeta Ayala et Daniel Fallshaw, séquestrés par le Polisario pendant
plusieurs heures, ont affirmé avoir été “témoins de scènes et de
pratiques d’esclavage” dans les camps de Tindouf, en Algérie.”A
l’origine, nous nous étions rendus sur place (camps de Tindouf en
Algérie) pour travailler sur la problématique des familles séparées..
Mais durant notre séjour, nous avons été les témoins de scènes
d’esclavage”, a confié Violeta Ayala à l’organisation « Reporters
Sans
Frontières.»En tant que journalistes, il est de notre devoir de
dénoncer ces pratiques”, a-t-elle souligné. A la suite de
l’arrestation de ces deux journalistes Australiens un communiqué
rendu public par « reporters Sans Frontières »précise que les deux
journalistes australiens “ont été interpellés par les forces de
sécurité du front Polisario qui ont confisqué leur téléphone
portable”, avant d’être “transportés dans les bureaux des services de
sécurité où ils ont été retenus pendant cinq heures». RSF indique,
sur
la base d’informations qu’elle affirme avoir recueillie, que “les
représentants du front Polisario auraient reproché” aux deux
journalistes australiens “de s’intéresser au sort des membres noirs
de
la population sahraouie”. L’organisation précise que c’est grâce à
l’intervention d’officiers des Nations-unies que les deux
journalistes
australiens ont pu quitter le camp de Rabouni et se rendre à Tindouf,
d’où ils ont pris un avion pour la France quelques jours plus tard.
Cet incident qui a donne preuve que les Sahraouis de peau noirs sont
considérés comme des esclaves chez leurs maitres de peau mate a
suscité des réactions néfastes de la part de l’opinion publique
Australien y compris ceux qui défendent et soutiennent le mouvement
du
Polisario.

Quant à l’organisation des nations Unies et dans le cadre de la
4eme
commission plusieurs associations et personnalités ont appelé au
mois
d’octobre 2009 à la fin de l’enfer des refugies sahraouis à Tindouf,
car cette situation a suscité de nombreuses interventions pendant
les débats au sein de la 4ième commission des Nations Unies. Ces
interventions ont varié entre celles qui réclament l’ouverture
d’enquête sur la situation déplorable des droits de l’homme et sur
les
agissements du Polisario à ce propos, celles qui revendiquent la
libération des populations, et celles qui demandent l’application des
obligations statutaires du HCR au profit des séquestrés à Tindouf.
Parmi les intervenants Le Président d’une ONG britannique, à savoir
le Comité international pour les prisonniers de Tindouf, Lord Francis
Newell, a appelé à la libération des populations séquestrées à
Tindouf
en Algérie. Ces personnes sont “de véritables prisonniers dans des
camps de concentration sous les tentes”, a affirmé Lord Newell,
relevant que “tant qu’elles ne seront pas libérées rien ne pourra
être
résolu”. “Quand elles seront libres, à ce moment là, elles pourront
décider du choix de leur destination”, a-t-il ajouté, estimant que le
moment était venu pour l’ONU de mettre un terme aux violations des
droits de l’homme à Tindouf. La présidente de l’ONG “Action
Internationale Femmes”, Mme Latifa Aït-Baala, a demandé d’imposer
l’application des obligations statutaires du Haut Commissariat aux
Réfugiés (HCR) au profit des populations séquestrées à Tindouf, en
Algérie. “Il est temps que la communauté internationale impose
l’application des obligations statutaires du HCR et exige le
recensement des populations. Il est temps que le respect du principe
du retour librement consenti soit garanti”, a affirmé Mme Aït-Baala
qui intervenait devant la quatrième Commission de l’Assemblée
générale
de l’ONU. Pour la présidente d’”Action Internationale Femmes”, basée
en Belgique, il est aussi “temps que l’intégrité des personnes dans
les camps soit pleinement préservée et par la suite mettre fin aux
pratiques de viols et abus à l’encontre des jeunes filles et des
femmes, à l’exploitation des enfants, au trafic d’organes et aux
trafics illicites en tout genre. Des pratiques dénoncées par les
médias et les organisations internationales qui nécessitent que des
enquêtes internationales soient diligentées”.

Dans le même contexte et plus récemment le think tank américain,
Inter-University Center for Legal Studies (IUCLSL : un consortium de
plusieurs universités, est présent en tant que think tank dans plus
de
35 pays de par le monde.) a appelé dans son récent rapport publié
durant le mois d’octobre 2009 le Haut Commissariat aux Réfugiés
(HCR) à établir une présence significative dans les camps afin d’y
assurer la protection des droits des populations, y compris la
liberté
de mouvement.”En vertu de ses engagements, l’Algérie doit collaborer
avec le HCR afin de lever tous les obstacles qui se dressent devant
la
mise en place d’une approche basée sur les droits, y compris son
opposition au recensement des populations des camps (…) et son
soutien militaire au Polisario, qui contribue aux restrictions de la
liberté de mouvement”, souligne ce think tank, dans un récent
rapport.
Qui date du mois d’octobre 2009 Bien que l’Algérie soit signataire
des conventions internationales relatives aux droits des réfugiés et
participe aux mécanismes du HCR, ce pays manque à ses devoirs vis-à-
vis des populations séquestrées sur son sol, déplore le rapport, qui
regrette aussi que l’agence onusienne, “en charge de la protection
des
réfugiés ait préféré se limiter dans un rôle secondaire qui est à
l’approvisionnement des camps en nourriture et en matériel”.
“Etant donné les abus commis durant plus de trois décennies, il est
impératif que cette situation change afin qu’une autre génération de
ces populations ne soit pas dérobée de ses droits, de ses
opportunités
et de son avenir”, insistent le rapport, qui rappelle que “le HCR a
le
pouvoir de solliciter d’autres instances onusiennes, tel que le
Conseil de sécurité, afin de faire avancer et de protéger les droits
des réfugiés”. Le document constate qu’au moment où le conseil de
sécurité est activement engagé dans la recherche d’un règlement à la
question du Sahara et “en dépit de l’existence de preuves attestant
d’abus et de violations” des droits dans les camps de Tindouf, le HCR
n’a pas cherché à solliciter l’assistance du Conseil de sécurité pour
résoudre et remédier à ces abus. En attendant, poursuit le rapport,
les populations séquestrées sur le sol algérien “vivent dans des
conditions physiques et morales déplorables”, insistant sur la
responsabilité d’Alger quant à l’obligation de protéger les droits
des
pensionnaires des camps de Tindouf. Il est temps, insiste le rapport,
pour le Haut commissariat aux réfugiés d’avoir un contrôle “plus
efficace” de la situation dans les camps afin d’y “assurer, dans la
transparence et la responsabilité, la distribution de l’aide”
destinée
aux populations, d’appeler à la mise en œuvre immédiate d’un
recensement et de prévenir la militarisation des camps. Le rapport
appelle aussi le HCR à mettre en place, loin de toute intimidation,
un
programme de rapatriement volontaire des populations des camps pour
qu’elles puissent regagner le Maroc, ou quitter les camps pour
s’installer dans des pays tiers. “Parquer des populations dans les
camps (…) va contre les dispositions de base du droit relatif aux
réfugiés et le mandat du HCR, et ne facilite pas leur intégration au
niveau local”, s’indignent les auteurs du rapport, pour qui “les
camps, où les violations du droit international sont une réalité, ne
peuvent être une solution durable”.

Tant que la situation est toujours bloquée, les violations des
droits
de l’homme par le Polisario persiste contre les Sahraouis refugiés
aux camps de Tindouf est un dossier d’une extrême importance, et qui
doit constituer un champ de bataille pour le gouvernement et les
organisations non gouvernementales y compris celles des droits de
l’homme.

Ceci dit il est notable que Les ONGs internationales doivent assumer
leur responsabilité. Elles doivent procéder par elles-mêmes à la
distribution de ces aides aux ayant droits, ou les suspendre en
attendant de mettre en place des mécanismes de contrôle pour
s’assurer
de leur destination. La direction du Polisario a développé tout un
système qui lui permet de masquer la réalité, et induire en erreur
les
médias étrangers, comme le fait de gonfler le nombre des personnes
vivant dans les camps, qui ne dépasse pas les 50 mille personnes, et
que le Polisario prétend être aux alentours de 200.000.

La violation des droits de l’homme dans les camps de Tindouf est
varié non seulement l’aide est transféré à d’autres destinations
autre que les refugiés sahraouis mais aussi des violations de la
liberté de l’expression et du mouvement, ainsi que le phénomène de
l’esclavage qui était confirmé par un documentaire Australien «
STOLEN »

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